06/02/2008

C'est assez!!

 Pour la population de notre pays, les problèmes communautaires brandis par les politiques
sont loin de constituer une préoccupation essentielle. Le pouvoir d'achat, le coût de l'énergie,
les pensions et le chômage constituent, avec le réchauffement climatique, des problèmes
nettement plus importants.

Or, voici six mois que le pays s'avère ingouvernable en raison des exigences d'une fraction
minoritaire de la population flamande qui hisse les problèmes communautaires sur la hampe où
devrait flotter notre drapeau national.

Le CD&V a franchi le Rubicond en s'associant en cartel avec la NVA dont le but est de
démembrer l'Etat belge. La présence de ce groupuscule dans un éventuel gouvernement est
en effet inconcevable. Confieriez-vous les clefs de votre maison à un individu qui proclame
ouvertement que sa destruction ne constituerait pas, pour lui, un problème?

Yves Leterme était parvenu à un accord pour mettre sur pied un gouvernement orange bleue
quand la NVA a rejeté cet accord. Il aurait gagné la crédibilité indispensable à la fonction de
Premier Ministre s'il avait imposé cet accord à son partenaire mais il a; au contraire, tenté
d'imposer les volontés de sa fraction séparatiste aux membres de la coalition qu'il s'apprêtait à
placer à la tête du pays. Ce faisant, il trahissait aussi les électeurs du CD&V unitaristes
majoritaires. Plus que son absence de respect pour les Wallons, la Belgique et la RTBF, c'est
son incapacité à s'ériger en homme d'Etat qui le disqualifie définitivement pour l'exercice d'un
poste national, quel qu'il soit.

La crise que nous connaissons aujourd'hui trouve son origine dans la Régionalisation à la fin
des années 70. Depuis lors, non seulement la Wallonie a été mal gérée par des dirigeants plus
soucieux de pouvoir absolu que du bien-être de la population, mais surtout, de chaque côté de
la frontière linguistique, les politiques ont dragué les électeurs en se présentant comme les
super-défenseurs de leur communauté linguistique. Et, pour cela, ils ont présenté l'autre
communauté comme un danger pour la leur.

Une réforme de l'Etat est certainement nécessaire aujourd'hui. Mais pas dans le sens attendu
par les partis séparatistes et même par les partis traditionnels. Motif: la tentation d'opposer les
deux principales communautés est génératrice de conflits sans fin. Il est indispensable que tout
homme (ou femme) politique ayant vocation de diriger le pays doive compter avec les élécteurs
des deux communautés. Autrement dit, il ne faut plus qu'une seule circonscription nationale. Et
peut-être même faut-il innover en inventant le vote négatif. Les électeurs auraient ainsi la
possibilité de s'opposer à l'émergence d'un parti qu'ils estiment dangereux car les votes
négatifs seraient comptabilisés en soustraction des votes positifs. Les extrémistes seraient
ainsi balayés du pouvoir.

Ma position personnelle est en faveur d'une refédéralisation des matières autres que
l'enseignement et la culture. Parce que les attentes des Belges, en matière d'emploi, de
pouvoir d'achat, de soins médicaux, de pensions, etc..sont identiques quelle que soit la langue
pratiquée.

En matière linguistique, seule la satisfaction des citoyens revêt une importance à mes yeux. Le
client est roi! Il me semble possible de rencontrer les desiderata de tous en rétablissant une
Province du Brabant entièrement bilingue et en étendant les facilités linguistiques à toutes les
communes et autres provinces du pays. Tout citoyen, où qu'il réside, doit pouvoir demander à
recevoir ses documents officiels dans sa langue, et ceci, une fois pour toutes.

Le Roi a confié à Guy Verhofstadt la mission de dégager des pistes pour la création d'un
gouvernement On sait que l'ex-Premier, au contraire de son rival agitateur dont le nom
symboliise déjà l'avenir éphémère du Royaume s'il présidait à sa destinée, est un véritable
homme d'Etat à qui l'on peut faire confiance. Aussi, je lui souhaite bonne chance.

Mais aux dernières nouvelles, Yves Leterme prétendrait que son parti reste incontournable,
malgré son incapacité à s'entendre avec les autres, dans la formation d'un gouvernement.
Après avoir tiré à boulets rouges, pendant sa campagne électorale, sur la gestion socialiste de
la Wallonie, il serait prêt désormais, à gouverner avec le PS pour éviter le CDH qui a refusé de
s'agenouiller devant Bart de Wever. Preuve supplémentaire du fait que la seule chose qui
compte pour Leterme, ce n'est ni l'avenir économique du pays, ni les préoccupations de ses
habitants, mais l'introduction dans le gouvernement du cheval de Troyes.

Alors, se pose la question suivante. qu'est-ce qu porterait le plus de préjudices aux habitants
de notre pays et aux institutions européennes et atlantiques qu'il abrite : une nouvelle longue
période sans gouvernement, une scission du pays ou une reprise en mains de celui-ci par
l'armée, le temps de réunir le pays en une seule circonscription électorale et d'exclure de
l'échiquier politique tous les partis dont le programme postule la fin de l'unité du Royaume et
de convoquer ensuite de nouvelles élections. Dans l'intervalle, l'armée maintiendrait au pouvoir
le gouvernement Verfodstadt avec des pouvoirs complets en matières socio-économiques.

Personnellement, j'ai la faiblesse de croire que cette solution serait la moins dommageable et
la plus démocratique dans la mesure où aujourd'hui, une majorité de la population favorable à
l'Unité, est paralysée par un groupuscule séparatiste. N'en déplaise à Monsieur Leterme, son
parti ne représente qu'une minorité dans le pays, malgré le cartel, face à l'ensemble des autres
formations politiques avec lesquelles, par deux fois, il s'est montré incapable de composer.

 

http://www.justicesociale.net/

10:32 Écrit par Xavier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Nouvelles actions 16 février 2008 à 11h30 : Hommage au monument du roi Albert Ier à Tournai, suivi de l'assemblée générale de la section locale du Mouvement Dynastique.

17 février 2008 à 9h15 : Hommage au roi Albert Ier sur le site du Grognon à Namur

17 février 2008 à 16h : Hommage au roi Albert Ier à la salle des Sacquiaux (rez-de-chaussée) de l'hôtel de ville de Mons

20 février 2008 à 10h30 : Messe à la mémoire des membres défunts de la famille royale en l'église Notre-Dame de Laeken en présence du roi Albert II, de la reine Paola, de leurs enfants et... des médias. Un bain de foule aura ensuite lieu. Venez-y nombreux avec des drapeaux belges!

9 mars 2008 à partir de 12h : Après-midi de rencontre des personnes attachées à l'unité de la Belgique au Stade Roi Baudouin (Bruxelles), organisée par Mme Marie-Claire Houard.

Écrit par : Un petit Belge | 09/02/2008

Les commentaires sont fermés.