11/10/2007

Les États-belgiques-Unis 1790

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Les États-belgiques-Unis sont une confédération de pays membres des Pays-Bas autrichiens, qui se sont déclarés indépendants de l'empereur Joseph II en 1790. Joseph II était le souverain des différents pays, étant à la fois duc de Brabant et de Limbourg, duc de Luxembourg (mais le Luxembourg ne fit jamais partie de cet Etat), comte de Flandre, comte de Hainaut, comte de Namur, seigneur de Malines, seigneur de Tournai, etc.



À l'époque, le mot « belgique » était utilisé comme adjectif, signifiant des Pays-Bas («nederlands» en néerlandais) ou des Pays-Bas du Sud («belgisch»). Parfois, au pluriel, « les Belgiques » était utilisé au lieu de « les Pays-Bas ».



Entre 1787 et 1790 se déroule la Révolution brabançonne, en rejet des réformes progressistes de l'empereur Joseph II. Elle n'est donc pas apparentée à la Révolution française.



Menée par Hendrik Van der Noot, les insurgés défont les Autrichiens à Turnhout le 27 octobre 1789, prennent Gand le 13 novembre, forçant à l'exil les régents impériaux Albert de Saxe-Teschen et son épouse l'archiduchesse Marie-Christine de Habsbourg-Lorraine. Van der Noot déclara alors le Brabant indépendant, et d'autres provinces des Pays-Bas autrichiens suivirent le mouvement (à l'exception du Luxembourg).



Le Traité d'union a été signé à Bruxelles le 11 janvier 1790 par les députés de neuf états, notamment les États de Brabant, de Gueldres, de Flandres, de West-Flandres, de Hainaut, de Namur, de Tournai, du Tournésis (ou Tournaisis) et de Malines. Il n'a cependant pas été signé par le Luxembourg, où l'autorité ducale de l'empereur restait intacte.



Parallèlement, en Principauté de Liège, la situation est très différente. Faisant suite à la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, les Liégeois obtiennent la fin de l'ancien régime. Dès le 18 août, ils s'attèlent à la rédaction d'une constitution, après la prise de l'hôtel de ville et de la Citadelle. Et en 1790, la nation liégeoise contracte une alliance avec les États-Belgiques-Unis. La Révolution liégeoise (fin de l'Ancien Régime) n'a donc pas de points communs avec la Révolution brabançonne. Elle se différencie aussi de la Révolution française par son plus grand radicalisme (voir par exemple la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de Franchimont).

 

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La révolution liégeoise 1789 - 1795

La Révolution liégeoise est la période qui va de 1789 à 1795, et qui entraînera la disparition de la principauté de Liège après 8 siècles d'existence.

Selon certains historiens, la révolution se déroula pendant la période où le prince-évêque était absent, dès son départ pendant la nuit du 26 au 27 août 1789 jusqu'à son retour le 12 février 1791. Dans cette interprétation, la Révolution liégeoise était la contrepartie de la Révolution brabançonne dans les Pays-Bas autrichiens, qui a échoué.

Selon d'autres, la Révolution liégeoise était un miroir de la Révolution française ou en était même une partie. La Révolution en France commença simultanément en 1789 et dans cette interprétation la révolution à Liège continuait après le retour temporaire du prince; elle connut une deuxième phase avec l'entrée des troupes révolutionnaires en 1792, et une troisième phase en 1794 avec le deuxième retour des Français. Alors, la révolution finit en 1795 par la disparition de la principauté et son incorporation à la République française.

Pendant cette phase, la révolution a montré des épisodes extrêmes, par exemple la démolition de la cathédrale Saint-Lambert, même également des épisodes prometteurs : les députés de la Convention liégeoise, qui décideront du rattachement de la Principauté à la France, ont été élus en 1792 au suffrage universel.1

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Les Pays-Bas autrichiens 1713 - 1790/1790 - 1794

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Lode Wils, dans son "Histoire des nations belges" présente les Pays-Bas espagnols/autrichiens comme un état fédéral catholique, gouverné par des rois étrangers. Ce sentiment d'appartenir à un état-nation conduira notamment à l'émergence d'une "historiographie nationale des Pays-Bas méridionaux", portant sur l'histoire des "Belges" (Des Roches en 1782, puis Dewez en 1805 et De Smet en 1822).



Ce sentiment "belge" est d'ailleurs confirmé lorsque, en 1757 à Vienne, le "Conseil suprême des Pays-Bas" est supprimé (pour des motifs, il est vrai, tout autre), et remplacé par un "Bureau belge" au sein de la chancellerie autrichienne.



Il faut toutefois rappelé que ce mot "belge" fait référence aux Pays-Bas du Sud, à l'exclusion donc de la Principauté de Liège. Ainsi, en 1792, les patriotes liégeois et belges réfugiés à Paris vont se réunir en un "Comité des Belges et Liégeois Unis" (sous la direction de Walckiers). Mais les Liégeois vont toutefois rapidement se considérer comme Belges au fil des révolutions.

 

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Les Pays-Bas espagnols 1581-1713

Sous Philippe II, les Pays-Bas du Nord, convertis au calvinisme, se révoltent et obtiennent finalement leur indépendance sous le nom de Provinces-Unies. Les territoires qui formeront plus tard la Belgique et certaines provinces du Sud des Pays-Bas restent possessions espagnoles, après de nombreux troubles et l'extermination des anabaptistes (voir par exemple David Joris).

Ces troubles privent Anvers de sa prépondérance économique. La ville se vide de la majorité de sa population qui fuit vers les Provinces-Unies ou le Saint Empire romain germanique. C'est un peu plus tard qu'Amsterdam prendra sa place.

Au cours du XVIIe siècle les guerres opposant la France à l'Espagne et aux Provinces-Unies dessinent à peu près la frontière actuelle entre France et Belgique. Suite à des opérations militaires comme la bataille de la Peene à Noordpeene en 1677, le traité de Nimègue en 1678 vient entériner notamment le rattachement à la France des châtellenies de Cassel, Bailleul et Ypres. Cette dernière sera rendue avec Furnes et Tournai au traité d'Utrecht, en 1713.

Lors de ce même traité, la couronne d'Espagne passe aux Capétiens, avec Philippe V d'Espagne, petit-fils de Louis XIV. Les Pays-Bas du Sud , à ce moment sous le contrôle de l'armée néerlandaise, reviennent aux Habsbourg d'Autriche et deviennent les Pays-Bas autrichiens.

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Les Pays-Bas bourguignons 1384–1482

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À l'issue de la guerre de Cent Ans, les territoires de la future Belgique (à l'exception de la principauté de Liège) et les Pays-Bas actuels sont aux mains des ducs de Bourgogne. La Bourgogne est démembrée après la mort de Charles le Téméraire en 1477, les Pays-Bas bourguignons échoient aux Habsbourg. Charles Quint naît en 1500 à Gand, héritier à la fois des Habsbourg et de l'Espagne. Il se considère comme flamand et bourguignon. Quand il partage ses domaines entre son frère et son fils, les Dix-sept Provinces des Pays-Bas échoient à l'Espagne de Philippe II, et sont dès lors appelées Pays-Bas espagnols.

Au XVe siècle, suite à l'ensablement du Zwin, mais aussi pour des raisons économiques et politiques, Anvers supplante Bruges en tant que principal port de transit d'Europe occidentale. Anvers devient alors une des capitales économique et financière du nord-ouest de l'Europe.

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Moyen Âge

Après les grandes invasions du Ve siècle, la région devient le cœur du premier royaume franc, dont la capitale est Tournai. Vers l'an 500, Clovis, roi des Francs, reçoit le baptême, et abandonne Tournai pour Paris. La christianisation massive débute en 630, avec le soutien des moines celtes.

Sous l'impulsion de Charlemagne, la vallée de la Meuse devient le centre politique et économique de l'empire carolingien. Lors du partage de l'empire de Charlemagne au traité de Verdun en 843, elle est partagée entre les royaumes de Charles II (comté de Flandre, déjà partagé par la frontière linguistique entre parlers romans et germains) et de Lothaire. L'Escaut sert de frontière.

La Lotharingie est rattachée au Saint Empire romain germanique, et sur le territoire futur de la Belgique, se développent des fiefs, quasi indépendants, tels les duchés de Brabant, de Limbourg, de Luxembourg, les comtés de Hainaut et de Namur, la Principauté de Liège. À l'ouest, le comté de Flandre, bien que prêtant hommage, échappe à l'autorité du roi de France.

À partir du Xe siècle, les villes commencent à se développer, principalement dans le comté de Flandre et en pays mosan. L'industrie de la laine se développe elle aussi, et plus tard, le commerce maritime, avec la ligue hanséatique. La région devient l'un des cœurs de l'économie européenne, avec l'Italie. Les laines sont importées d'Angleterre, avec laquelle se tissent des liens qui compteront pendant les conflits entre Capétiens et Plantagenêt.

Les principales villes sont alors, à l'ouest, Bruges, Gand, Ypres et Tournai, et en pays mosan, Huy, Namur, Dinant et Liège. L'urbanisation de la future moyenne Belgique est plus lente, seule Nivelles présente au Xe siècle un caractère urbain. Situées plus à l'intérieur du pays, les autres villes brabançonnes comme Bruxelles, Louvain et Malines, attendent la fin du Xe siècle pour s'étendre. À cette époque, les affluents de l'Escaut sont navigables et le trafic commercial entre la Meuse et le Rhin augmente.

Jusqu'en 1300, l'essor des villes est alimenté par une conjoncture économique favorable. Une deuxième enceinte s'avère souvent nécessaire. Cette expansion est freinée au XIVe siècle par de nombreuses crises et épidémies de peste. Le nombre de citadins stagne ou recule. La plupart des villes ne retrouvent leur niveau de population de l'an 1300 qu'au XIXe siècle.

À partir de la fin du XIIIe siècle plusieurs batailles ont lieu entre le roi de France et les communes de Flandre, les comtes étant tantôt d'un côté, tantôt de l'autre. La garnison française à Bruges est massacrée lors de la révolte des Mâtines de Bruges le 18 mai 1302, et l'ost royal est écrasé par les milices communales à la bataille de Courtrai, dite des éperons d'or le 11 juillet de la même année. Cette bataille est aujourd'hui considérée comme la naissance de la nation flamande, bien que la Flandre actuelle et le comté de Flandre de l'époque ne se recouvrent que partiellement. Philippe Le Bel obtiendra sa revanche à la bataille de Mons-en-Pévèle le 18 août 1304.

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Antiquité

 

Cette histoire est liée aux autres États du Benelux. Petit à petit, les différents États entre la future France et l'Allemagne vont être rassemblés en un seul état par les ducs de Bourgogne. Cette unification commencera en 1384 et prendra fin en 1443. Ces territoires seront nommés Pays-Bas (Belgica en latin).

Les premiers signes de l’Âge du bronze datent de 1750 av. J.-C.. En 500 av. J.-C., habitées par des Celtes, ces régions subissent les influences et commercent avec le monde méditerranéen. Dès 150 av. J.-C., les premières monnaies celtes font leur apparition. Les diverses tribus celtes vivant sur ces territoires à cette époque étaient les Éburons, les Aduatiques, les Nerviens, les Ménapiens, les Morins et les Trévires.

Les écrits de Jules César De Bello Gallico (I et II) forment le début de l’histoire écrite. « De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves ». Ainsi parlait Jules César des tribus qui ont donné tant de fil à retordre à ses légions. Il est à noter que cette citation est toujours présente dans les manuels scolaires actuels. Jules César justifiait ainsi les cinq années (à compter de 57 av J.C.) dont il avait eu besoin pour faire plier ces féroces guerriers. Ajoutées à Gallia par ce même conquérant, les régions septentrionales de la Gaule seront séparées en tant que Gallia Belgica lors de sa réorganisation par l’empereur Auguste. Cette province impériale est beaucoup plus importante que la Belgique actuelle. Elle recouvre tout le nord-est de la France actuelle, de la Picardie à la Franche-Comté, ainsi que tout l’ouest de la Suisse.

 

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 La présence romaine apporte quatre siècles de prospérité à la région. La sécurité des frontières face aux Germains est assurée par les légions et les premières voies de communication sont créées d’une part entre Boulogne et Cologne, d'autre part entre Reims et Trèves. Plusieurs bourgs sont créés à l’intersection de ces axes, tels par exemple Arlon et Bavay, ou encore Tongres et Tournai. Le latin, utilisé par les fonctionnaires romains, les marchands et les militaires, devient la langue véhiculaire et s’impose face aux dialectes celtes. Le christianisme s'impose rapidement au IIIe siècle après la fondation d’un évêché à Tongres.

 

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